Aimer l'été
ou comment j'ai enlevé ma veste sur cette saison
Je déteste l’été. C’était ma personnalité pendant 3 mois. La râleuse du fond de la librairie qui se plaint qu’il fait chaud ? Moi. Sans filtre (enfin si, UV parce que eh… peau claire). Et qu’est-ce que j’ai pu faire chier mon monde avec ça. Autant que ceux et celles qui me scient les côtes avec leur mauvaise humeur quand il y a de la brume et de la pluie en automne. Tellement marre d’eux, que je me suis dis qu’on devait en avoir marre de moi quand il fait beau, qu’ils et elles sont en train de vivre leur meilleure vie et moi je casse tout. Donc, j’ai glissé dans leur tongs, et je me suis dis que j’allais redonner une chance à cette saison.
Enfant, comme beaucoup certainement, j’adorais l’été. T’avais cette vie à part, le syndrome grande vacances qui donnent la sensation de durer 3 mois, alors que non. Des journées sans rythme, qui laissaient place à des possibilités infinis, à hauteur d’enfant tout du moins. On allait pas à la mer, mais le lac, la rivière, les champs, la ferme et l’odeur de foin dans lequel on jouait des heures, la forêt, les glaces, la crème solaire, bref. L’été quand t’es enfant y’a un truc spécial. Et vers l’adolescence tu le transformes, c’était les fêtes de jeunesse, des copaux, des nuits en camping, festivals de musique, etc. Et soudainement l’âge adulte te donne un uppercut : l’été c’est nul. Il fait chaud, t’as plus que 5 semaines de vacances par année, la librairie a pas de clim, les clients achètent des poches pas chers pour leurs vacances et te narguent avec des glaces, tu rentres il faut chaud, tu dors il fait chaud…
Le coup de grâce aura été notre dernier appart, avant l’actuel. Quel merde cet immeuble. Froid en hiver, et à mourir de chaud l’été. Sur la pièce à vivre on avait deux murs sur quatre qui étaient fait de vitres. Grandes les vitres. Sans terrasse, ni balcon, qui donne sur une rue très passante. Je me souviens qu’on avait joué au jeu des post-it avec des amies, ben les post it tenaient grâce à notre sueur et pas grâce au collant. Un enfer. Lui, il a pas aidé à me faire aimer l’été, au contraire.
Et on a déménagé. Et là j’ai redonné sa chance à l’été, ou il m’a redonné sa chance. Une terrasse, un appart frais, le calme de la campagne et tout à coup, tout devenait plus supportable. Alors aujourd’hui l’été…
j’aime cette sensation quand j’entre dans le hall et qu’il y fait super frais
la terrasse avec mon fauteuil suspendu qui m’accueil à tout moment pour que je bouquine
être à 5min de la forêt et aller me protéger sous les grands feuillages
avoir la rivière pas loin, et juste pouvoir se pointer pour aller faire trempette, lire quelques pages et boire un thé froid maison
manger froid, presque sur le pouce, alors qu’en fait c’est méga bon (n’import quoi avec des pâtes froides ou du taboulé)
laisser les trucs chiants dedans, et juste être dehors sans m’en soucier, tout est moins important en été, tout peut attendre
dormir les fenêtres ouvertes et se réveiller avec le chant des oiseaux
tester tous mes thés en version froide
ma peau, elle adore l’été ! plus que moi, et elle me le rend bien, parce que j’ai l’impression qu’elle a aucun problème quand il fait beau et chaud
les BBQ chez mes parents (ouais parce qu’on adore en profiter chez les autres, mais nous on aime moyen ça juste pour nous).
s’habiller avec presque rien, partir en schlag les trois quarts du temps et s’en foutre (Birkenstock forever, short, tshirt, longue robe, la banane et basta!)
Je serais à jamais une amoureuse des saisons froides, mais j’ai appris à toutes les aimer, même celle-ci. Et quoi de mieux qu’une petite liste de lectures à faire cet été ? La version vidéo ou la liste juste ici :
Que la mort nous frôle de Bussi Michel
Atmosphère de Jenkins Reid Taylor
Assistant to the Villain, tome 3 : Accomplice to the Villain de Maehrer Hannah Nicole
Désenchantées de Vareille Marie
La maison rouge de Watkins Roz
Un week-end à Nantucket de Hilderbrand Elin
Les Tragédies romantiques d’un drama king de Trevaldwyn Harry
L’Espace d’un an de Chambers Becky
Le Dieu des bois de Moore Liz
Les brumes de Babylone / Lune froide sur Babylon de McDowell Michael
Nettle and bone : Comment tuer un prince de Kingfisher T.
Du côté sauvage de McDaniel Tiffany
Ex Hex, tome 2 : Un baiser maudit de Sterling Erin
Les yeux sont un morceau de choix de Kim Monika
Visqueuse de Caussarieu Morgane
Hell.com de Senécal Patrick
Chasse à l’homme de Felker-Martin Gretchen
Les Enfants loups de Buck Vera
Dream Harbor, tome 2 : La librairie du cinnamon roll de Gilmore Laurie
Joyland de King Stephen
Le(s) vrai(es) amour(s) de Jenkins Reid Taylor
Dompter les vagues de Vida Vendela
A Witch’s Guide to Fake Dating a Demon de Hawley Sarah
Middle of the Night de Sager Riley






Pareil ici.
Je te comprends tellement ! Moi aussi j'étais une dan indonctionnelle de l'été jusqu'à mes 20 ans. Ensuite, j'ai davantage apprécié l'ambiance chaleureuse et réconfortante d'un intérieur lorsque la pluie tombait dehors en plein Automne. L'été me semblait trop chaud, trop contraignant car dès que les températures sont trop hautes, il faut tout fermer pour garder la fraîcheur à l'intérieur. Ça me semblait tellement aberrant que les gens disent aimer l'été mais cherchent à tout prix à refroidir leur maison à coup de volets fermés et de climatisation.
Et puis, je suis devenue maman en Été 2024 et là, tout a changé. Tout. J'ai compris l'importance d'être dehors, de prendre l'air, de pouvoir marcher, sortir... Surtout avec un bébé qui n'a accepté de faire des siestes pendant sa première année, uniquement en écharpe de portage. Elle dormait, je me promenais.
J'ai fini par craindre l'automne et l'hiver,la pluie, le "mauvais temps".
Aujourd'hui, j'aime toutes les saisons pour leur singularité mais c'est vrai que l'été me donne une petite étincelle en plus. Me sentir plus libre, plus légère. Ma fille joue dehors, trouve à s'occuper avec des cailloux ou des fleurs. Tout me semble plus facile avec une paire de tongs au pieds je crois.